Travailler avec un consultant Google Ads · Tarifs et facturation
Un directeur financier de PME réalise que les honoraires de son agence Google Ads augmentent mécaniquement avec la dépense média. Il s'interroge sur les effets de ce modèle sur les recommandations qu'il reçoit.
Le problème n’est pas que le modèle à pourcentage soit malhonnête. C’est qu’il aligne les intérêts de l’agence sur le volume de dépense, pas sur votre rentabilité. La distinction compte dès que le compte grossit.
La tension la plus fréquente : l’agence n’a aucune raison de vous suggérer de baisser le budget, même quand le ROAS se dégrade. Une recommandation de couper 20 % des dépenses lui coûte directement 20 % de ses honoraires ce mois-ci. Elle vous donnera peut-être d’autres explications, des tests supplémentaires à financer, un nouveau type de campagne à activer. Pas forcément par mauvaise foi, mais parce que l’incitation structurelle va dans ce sens.
Deuxième point à surveiller : les campagnes sur votre marque. Elles consomment du budget, génèrent un ROAS élevé (les clics sont bon marché, les acheteurs déjà décidés), et demandent peu de travail. Pour une agence au pourcentage, les laisser tourner à pleine puissance est confortable. Pour vous, l’utilité marginale de ces clics est souvent faible. Réduire la part marque sans perdre en performance est une optimisation que vous ne verrez pas souvent proposée spontanément dans ce modèle.
Il y a aussi une pression sourde sur la décision budgétaire elle-même. Les recommandations d’augmenter les enchères, d’élargir la couverture, de tester Performance Max arrivent souvent accompagnées d’une logique « opportunité à saisir ». Ces conseils peuvent être parfaitement justifiés. Mais quand chaque euro supplémentaire bénéficie à l’agence, vous devez appliquer un filtre supplémentaire avant de valider.
Les garde-fous à mettre en place si vous gardez ce modèle
Le pourcentage reste acceptable sous 5 000 euros de budget mensuel, là où un forfait fixe serait souvent disproportionné. Au-delà, le modèle mérite d’être recadré.
- Plafonner les honoraires au-delà d’un certain seuil de dépense, pour que la croissance du budget reste une décision purement économique de votre côté.
- Ajouter une variable liée à un indicateur de rentabilité réel (ROAS, coût par lead qualifié, CA attribué), pas seulement au volume.
- Faire décider le budget en interne, lors d’une revue trimestrielle, sans que l’agence soit dans la boucle de validation finale. Elle modélise, vous arbitrez.
- Demander explicitement une recommandation sur la marque chaque trimestre, avec les chiffres bruts : ce test prend dix minutes et révèle beaucoup sur la posture de votre prestataire.
Si vous envisagez de changer de modèle, le forfait mensuel couplé à un bonus performance corrige la plupart de ces biais. Pour comparer les options, regardez ce que propose un consultant Google Ads indépendant : la structure de rémunération y est souvent différente, avec moins d’intérêt à faire gonfler la ligne média.
Ce qui ne change pas, quel que soit le modèle : si vous ne comprenez pas d’où vient chaque recommandation budgétaire, demandez-le explicitement. Une bonne réponse se donne en moins de cinq minutes.
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