Travailler avec un consultant Google Ads · Freelance ou agence
Un cofondateur d'un site de vente de vins en ligne s'apprête à rencontrer deux consultants Google Ads la semaine suivante. Il cherche à structurer ses entretiens pour choisir la bonne personne avant de signer.
Six questions suffisent à trier un bon prestataire d’un prestataire moyen. Posez-les dans l’ordre où elles apparaissent ici : les réponses se tiennent les unes les autres.
Qui travaille sur le compte, et combien de comptes gère-t-il en ce moment ? En agence, la personne qui vous vend la prestation n’est pas toujours celle qui ouvre l’interface. Demandez le nom et le titre de la personne qui fera les modifications au quotidien. Un portefeuille de plus de 15 à 20 comptes actifs par gestionnaire est un signal d’alerte : votre budget vins risque de passer après des clients plus gros.
Ensuite, comment vérifie-t-il le tracking avant de toucher aux enchères ? Un consultant sérieux ne modifie rien pendant les deux premières semaines sans avoir validé que les conversions remontent correctement, que les doublons sont absents et que la valeur de commande est bien transmise. Si la réponse est floue, ou s’il vous dit qu’il commence par « optimiser les annonces », passez votre chemin. Des enchères pilotées sur des données fausses brûlent du budget rapidement.
Troisième question : comment traite-t-il la marque ? Les requêtes sur votre nom de domaine ou votre marque convertissent mieux que les requêtes génériques, donc elles gonflent artificiellement les performances si elles sont mélangées dans les mêmes campagnes. Demandez-lui s’il sépare systématiquement les campagnes marque des campagnes génériques, et pourquoi. S’il hésite ou dit que « ça dépend du budget », demandez à partir de quel budget il le fait.
Quatrième point, et il est souvent négligé : quel accès demande-t-il sur le compte, et à qui appartient ce compte ? Le compte Google Ads doit être créé à votre nom, rattaché à votre adresse e-mail professionnelle. Votre prestataire reçoit un accès de niveau standard, pas administrateur. S’il demande à créer le compte sous son MCC (Manager Account) et à vous y ajouter comme utilisateur, vous perdez la propriété de l’historique le jour où vous changez de prestataire. C’est un point sur lequel il ne faut pas céder.
Cinquième question : que se passe-t-il les deux premières semaines, concrètement ? La réponse attendue ressemble à un audit du compte existant, une vérification du tracking, un état des lieux des campagnes actives. Demandez-lui un exemple de rapport anonymisé qu’il envoie à ses clients. La forme et la densité du document vous diront plus que n’importe quel discours commercial. Si vous faites appel à un expert Google Ads, vous êtes en droit d’attendre un reporting qui explique les décisions, pas seulement les métriques.
Dernière question, et c’est souvent la plus inconfortable à poser en entretien : comment on arrête ? Demandez le préavis, ce qui se passe avec le compte et les accès, et s’il y a une clause d’exclusivité ou de non-concurrence. Un consultant confiant dans sa valeur répond sans hésiter. Un délai de préavis d’un mois est raisonnable. Deux ou trois mois sur une petite prestation, c’est excessif.
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